Almodovar à l'honneur


FLAMENCO

En attendant l'arrivée de Pedro Almodovar, de sa muse Pénélope Cruz mais aussi d'un tas d'autres invités incroyables au Festival Lumière de Lyon !!! Voici la bande annonce ^^


La reine Alien est à Lyon !


On le savait le festival Lumière approche, et une soirée spéciale sur les quatre film "Alien" aura lieu avec plusieurs surprises, dont la venue de Jean Pierre Jeunet, mais déjà une autre invitée sera là !!!




Moi j'ai réservé ma place aujourd'hui; en attendant :

Gérad Calvi ou la musique dans le dessin animée Français.

Après être allé voir la trilogie "Retour vers le futur" au cinéma, sisi ^^ mais j'y reviendrai ! Un petit article pour l'ami compositeur René du blog Anecd'notes sur Gérard Calvi !


Gérard Calvi, de son vrai nom Grégoire Élie Krettly, compositeur Français qui a composé des musiques pour Édith Piaf (Le Prisonnier de la Tour, sur des paroles de Francis Blanche, 1946), et même Frank Sinatra (Ce n'est qu'une chanson, 1954) la classe ! et crée plusieurs partitions d’opérette et musicales pour le théâtre.
   
Puis il signe pour le cinéma la musique du film à sketch en 1954 : Ah ! les belles bacchantes, du regretté et talentueux Jean Loubignac. Avant de collaborer avec Robert Dhéry et Pierre Tchernia pour qui il écrit la musique du générique de l’émission Monsieur Cinéma.
Aujourd’hui il reste principalement célèbre pour avoir crée la musiques des trois premiers dessins animés d’Astérix. Retour sur ce compositeur cartoonesque. Il a aussi été caricaturé par ses amis Uderzo et Goscinny dans l’album Astérix en Hispanie :

LE CHEF D'ORCHESTRE ROMAIN
Très proche du cartoon donc, c'est un compositeur de film de type humour proche de Tex Avery.
Ah les belle bacchantes, La belle américaine, Carambolage, La cité de indicible peur, ou encore La tulipe noire... Dans le cadre des bandes annonces originales, celle du Petit baigneur pourrait bien s'y retrouver; vous remarquerez l'influence proche de la série de dessins animés "Dingo fait du sport". A noter, Gérard Calvi joue le rôle du chef de la fanfare qui débarque vers la fin du film.


"Les Gaspards" 
de Pierre Tchernia, un film extraordinaire plein d'humour dont le générique du film et pour moi un des meilleur que je n'ai jamais vue :


Et bien sûr :
Notez que si l'animation du film reste souvent à désirer faute de moyen à l'époque, ce passage de style trompe l’œil et suit la musique de manière hypnotique; on es très proche des explications de l'animateur Richard Williams (Qui veut la peau de Roger Rabbit ?, The thief and the colborder) à ce sujet qui même avec peu d'images, une animation peut devenir attrayante.


 

Je suis allé voir la Palme d'or !

Que penser de "Winter sleep" ? Sachez d'abord qu'il s’agit du premier film turc à gagner la palme d'or.

Anecdotes : Jane Campion à fait gagner Nuri Bilge Ceylan, qui faisait partie du jury de Cannes 2009. Et il n’avait pas voté pour le film « Bright star » de Jane Campion, qui était en compétition.

           Superbe film poignant, des images sublimes, tout se joue entre les dialogues des comédiens qui créent une atmosphère unique. Pas facile de parler de ce film tellement on a peur de dévoiler l’intrigue ou de fragiliser les émotions de surprise. Très souvent en huis clos, le film dénonce les situations des classes sociales dans une Turquie moderne.
          
       Ce film est comme le coup de pierre lancé par le jeune garçon au début du film, ça fait sursauter, c’est un coup de colère, une claque sur la société.
       Le film soulève une grande question aussi, quand on ne connait pas la misère, peut-on la comprendre sans gâcher la dignité des autres ?

          L’action du film se situe en Cappadoce, grand lieu touristique international. Mais hors saison, juste avant l’entrée de l’hiver. Aussi c’est l’automne, tout est plein de boue, mais attention, le personnage principal qui marchera dans la boue changera de chaussure immédiatement. Ce qui ne sera pas le cas de la visite de certains de ses locataires qui eux vivent constamment dans cette boue. Voilà les tensions et l’atmosphère du film est lancé.
           (Pour avoir visité moi-même la Cappadoce enfant juste après un tremblement de terre, je reconnais que c’est une région très partagée entre ceux qui vivent du tourisme et ceux qui vivent dans la misère. Dans un décor splendide aux formes et aux couleurs fabuleuses. Les habitations troglodytes étant des plus surprenantes, c'est sans doute l'un des plus beau endroit que j'ai eu l’occasion de voir. Des terres rouges aux cheminées de pierre, jusqu'au fait qu'on vous propose en attrape-touriste une ballade en chameau.)  
      
            Digne d’une nouvelle de Maupassant. Inspiré de Tchekhov, le réalisateur se dit héritier de la tradition orale. Le retournement de situation est très présent aussi : au début du film le personnage principal semble avoir une vie bien remplie, puis l’ont découvre dans la seconde partie du film les secrets de famille. Les vrais rapports entre amis, et la vraie vie des locataires. Il faut attendre l’arrivée de sa sœur pour se rendre compte au travers de leur dispute et chamaillerie, des relations tendues entre lui et sa femme. Et de leur véritable relation. Le metteur en scène, qui n’en est pas à son coup d’essai, "Il était une fois en Anatolie", "les climats", "les trois singes"... reste fidèle à cette atmosphère de roman réaliste. 
          Ce que je trouve formidable, c’est qu’il ait choisi de nous montrer son histoire au travers d’un homme qui vit sa vie comme beaucoup d'Européens modernes d'aujourd’hui. Un philosophe, un homme instruit, qui travaille sur son ordinateur, rappelant qu’il est non-croyant dans un pays, qu’on oublie souvent de rappeler, qui est laïque comme la France (ce sont les deux seul pays en Europe) : il est donc très simple de s'y identifier. On s’amuse des références des dictons et même de la remarque sur l’importance nationale de l’acteur Omar Sharif que l’on ne voit qu'en photo pour le tornage du film "Monsieur Ibrahim et les Fleurs du Coran".     
           Seul bémol, même si on ne remarque pas tellement le temps passer : Le film dure tout de même trois heures et quart, et reste très académique.
   
   
   
   

Jane Campion vue par le cinéaste Michel Ciment à l'Institut Lumière !


Jane Campion est issue d’une famille de troubadour, sa mère était comédienne alors que son père avec qui il était séparé tenait une troupe en Nouvelle Zélande. Elle a commencés a réalisé avec çà sœur et a toujours voulu attirer l’attention de ses parents (comme dans ses film la famille est très importent pour elle. Elle n’a pas hésité à arrêter sa carrière pendant cinq ans pour élevée ses enfants.) 

Sa mère a fini dans un hôpital psychiatrique comme dans le film « un ange à ma table » Elle parle toujours d’elle à travers ses films.
 Se considère comme Australienne de cœur. Comme beaucoup de personne d’Océanie elle à fait un voyage initiatique. Elle a voyagé en Europe pour découvrir la culture, a appris le dessin et la peinture. Mais garde un souvenir de longue solitude de Londres et de l’Italie. Le thème du voyage est toujours présent dans ses films, le voyage étant quelque chose de cinématographique. 

Elle n’a pas de principe sur ses choix. Féministe c’est surtout une femme de position. Il était très dur de faire un film pour une femme elle s’est donc battue. Elle fait partie de la jeune génération Anglo-Saxonne des années quatre vingt dix avec : Tarantino, Burton… Elle à une vision brutale, passionnel, proche de la vie.

C’est une romantique lucide
Propos retenus de la conférence de Michel Ciment sur Jane Campion à l'Institut Lumière pour l’occasion de la sortie de son livre « Campion par Jane Campion » édité aux cahiers du cinéma.