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Minutes de silence pour Jean Jacques Bernard avant ouverture du festival lumière !


Une minutes de silence pour mon ami le critique Jean Jacques Bernard disparut l'an dernier.
Une minutes donc juste avant ouverture du festival lumière !
Sans lui le festival ne sera pas le même cette années !
Critiques à radio lumière et aux rencontres des cinéma d'Europe d'Aubenas un homme fort sympathique et amoureux du cinéma ! 


Petit éloge à mon Ami Jean Jacques Bernard !!!

Il y a quelque jours le critique cinéphile et ami personnel et du blog, Jean Jacques Bernard, nous a quitté. Tout ce que je sais pour l'instant, c'est que les longues heures à discuter cinéma sur un fauteuil, lors de nos rencontres dans les festivals de cinéma vont terriblement me manquer !!!
 
C'était à la fois une présence et une sacré voix, son livre "Petit éloge du cinéma d'aujourd’hui", ses interventions à la radio Lumière, sur ciné-cinéma-classique ou encore son superbe reportage sur "Hitchcock et la nouvelle vague", ce dernier metteur en scène dont il était un grand admirateur.
Une de nos dernières conversations était tournée sur les metteurs en scène les plus sympathiques qu'on avait eu la chance de rencontrer ; bien sûr il en a rencontré bien plus que moi. Néanmoins nous étions d’accord de dire qu'Alain Corneau était sans doute le plus sympathique de tous. Bref on aimait bien rire. On ne se croisait qu'une ou deux fois par an mais c'était devenu une habitude; ce sera un grand vide l'année prochaine. J'avais prévu de lui faire parvenir mes dernières créations, j’espère que là-haut il pourra voir encore bien plus de films qu'il n'a pu en voir ici bas ! 
Il était l'un des critiques qui participait aux débats des rencontres des cinémas d'Europe d'Aubenas chaque années !
Un livre à lire pour tous les passionnés de cinéma qui voudraient mieux comprendre son état actuel.





La Critique Guillemette Odicino

De Cannes à Télerama, la critique Guillemette Odicino ne chôme pas !


Caricaturée à l’occasion de sa conférence sur le cinéma d'Ernest Lubitsch, la merveilleuse critique de cinéma était au festival des rencontres des cinémas d'Europe d'Aubenas.

Critique active de Télérama, elle participe aussi sur France inter et au grand journal de canal +.

Merci Guillemette pour m'avoir accordé ce petit moment de cinéma et ce beau souvenir.

Mommy

Xavier Dolan et son film Mommy

Apparemment déçu de ne pas avoir gagné le grand prix à Cannes, ce jeune de 25 ans à peine n'en est qu'au début de sa carrière.

Dans cette société trop conformiste, il faut bien la nature d'un cinéaste comme Xavier Dolan pour faire comprendre à quel point la différence est refusée dans notre vie de tous les jours. Il décide de filmer une mère courageuse qui décide de s'occuper de son film quand même. Malgré toutes les difficultés qu'elle rencontre suite au trouble psychologique dont il est atteint.

Et la question est ? Peut-on renier ou refuser de comprendre et surtout d'assumer toute cette difficulté ?

Un film d'une grande originalité cinématographique dont on se sent claustrophobe une grande partie du film. Certes le cinéaste joue avec les dimensions de l'écran, un coup les rares scènes d’espoir ou optimiste sont projetées en 35 puis en format 8 mm. Bref, mieux vaut voir la vie en grand.

Retour de Rodriguez, BD Polar entre effet visuel et noir et blanc (Sin city 2)

Navigant entre cinéma et bande dessinée, c'est naturellement que j'accepte l'invitation pour aller voir ce nouveau Sin city.

Que dire du retour tant attendu de Rodriguez dans l'univers noir et dérangé de Frank Miller ?
Le film est toujours comme le premier volet, d'une sublime beauté kitch et plastique. Eva Green est envoutante au possible dans un rôle taillé sur mesure. L'entrée de sa venue en robe bleu et ses yeux verts lumineux envoûte le spectateur avec une profondeur 3D dans laquelle on voudrait plonger. Et pourtant si y'a bien un film dans lequel je ne voudrais pas vivre malgré les beau yeux d'Eva Green c'est bien dans celui de Sin city. Que de violence ! Dommage que le scénario soit trop centré sur un seul personnage contrairement au premier. Mais visuellement y'a rien à redire...

MUD



Ou sur les rives du Mississippi.

Pour moi c'est mon coup de cœur de 2013, le réalisateur du film "Take Shelter", Jeff Nichols, réalise là un chef d'œuvre et pour moi le meilleur film de l’année. J'ai donc naturellement craqué une fois de plus pour acheter le dvd.

J'étais allé voir le film en avant première à l’Institut Lumière: la salle était pleine à craquer, j'ai donc eu de la chance de pouvoir voir le film.

Un prétexte pour parler de la vie des jeunes adolescents qui vivent au bord des rives du Mississippi. Ce Film noir démolissant l'image positive du rêve Américain, ramenant ainsi à la réalité. Rarement un film a su démontrer ce qui ce passe dans la tête d'un gamin de 14 ans. Ce besoin qu'on a de s'évader, le besoin d'aventure, les fugues journalières, ce malaise à ne pas toujours tout comprendre et à devenir adulte petit à petit mais où finalement tout va trop vite. À travers les idées qu'on se fait aussi, Mud n'était-il qu'un rêve finalement ? Est-ce-que les jeunes aimeraient être adultes ? Ont-ils peur de lui ressembler ?  Le personnage de Matthiew McConaughey permet de tourner entre une atmosphère de type policière et western jusque son bouquet final. Le film finissant par un feu d'artifice à grand coup de revolvers. On croyait le cinéma indépendant américain mort. Effectivement après la remonté d'Hollywood depuis les années 90 et ses grands cinéastes comme "Scorcesse" ou "Tarantino" qui tentent d'y survivre en créant et révolutionnant le cinéma à leur manière. Les années 2000 auront plutôt été européennes et asiatiques. Jeff Nichols signe donc un film qui prouve que la créativité des films américains n'est pas morte. Un film détonnant donc, puissant et rebelle. À noter l'incroyable talent de ses deux jeunes bons comédiens: Tye Sheridan n'en est pas à son coup d'essai, il avait déjà tourné avec Terrence Malick dans "The tree of life". En revanche la découverte du jeune Jacob Lofland brut de naturel, ce jeune campagnard a été casté sur place.
Une sorte de Tom Sawyer des temps modernes.  

Voici ma vidéo faite à sa sortie. 


Caricature de l'acteur Matthiew McConaughey.




Jean-Jacques Bernard à la radio Lumière

Pendant toute la durée du festial Lumière vous pourrez retrouver toute les musiques de film, les interviews les actualités...
Grâce à la radio du festival !

Jean-Jacques Bernard, critique, écrivain, auteur du livre "Petit éloge du cinéma" aux éditions folio Gallimard. Il anime depuis 1991 la chaîne CinéCinémaClassic et l'emission Boulevard du Classic. Il est également président du syndicat français de la critique de cinéma. Il participe aussi au festival des rencontres des cinémas d'Aubenas. 

L'année dernière il s'était vu remettre le prix Bernard Chardère qui récompense un critique de cinéma et est décerné lors du festival Lumière.
Cette année le prix sera attribué à la journaliste et critique Danièle Heymann, connue pour sa participation à l’émission "le Masque et la Plume" sur France inter, et comme critique pour des journaux, le Monde, l'Express ou actuellement Marianne. 




Je suis allé voir la Palme d'or !

Que penser de "Winter sleep" ? Sachez d'abord qu'il s’agit du premier film turc à gagner la palme d'or.

Anecdotes : Jane Campion à fait gagner Nuri Bilge Ceylan, qui faisait partie du jury de Cannes 2009. Et il n’avait pas voté pour le film « Bright star » de Jane Campion, qui était en compétition.

           Superbe film poignant, des images sublimes, tout se joue entre les dialogues des comédiens qui créent une atmosphère unique. Pas facile de parler de ce film tellement on a peur de dévoiler l’intrigue ou de fragiliser les émotions de surprise. Très souvent en huis clos, le film dénonce les situations des classes sociales dans une Turquie moderne.
          
       Ce film est comme le coup de pierre lancé par le jeune garçon au début du film, ça fait sursauter, c’est un coup de colère, une claque sur la société.
       Le film soulève une grande question aussi, quand on ne connait pas la misère, peut-on la comprendre sans gâcher la dignité des autres ?

          L’action du film se situe en Cappadoce, grand lieu touristique international. Mais hors saison, juste avant l’entrée de l’hiver. Aussi c’est l’automne, tout est plein de boue, mais attention, le personnage principal qui marchera dans la boue changera de chaussure immédiatement. Ce qui ne sera pas le cas de la visite de certains de ses locataires qui eux vivent constamment dans cette boue. Voilà les tensions et l’atmosphère du film est lancé.
           (Pour avoir visité moi-même la Cappadoce enfant juste après un tremblement de terre, je reconnais que c’est une région très partagée entre ceux qui vivent du tourisme et ceux qui vivent dans la misère. Dans un décor splendide aux formes et aux couleurs fabuleuses. Les habitations troglodytes étant des plus surprenantes, c'est sans doute l'un des plus beau endroit que j'ai eu l’occasion de voir. Des terres rouges aux cheminées de pierre, jusqu'au fait qu'on vous propose en attrape-touriste une ballade en chameau.)  
      
            Digne d’une nouvelle de Maupassant. Inspiré de Tchekhov, le réalisateur se dit héritier de la tradition orale. Le retournement de situation est très présent aussi : au début du film le personnage principal semble avoir une vie bien remplie, puis l’ont découvre dans la seconde partie du film les secrets de famille. Les vrais rapports entre amis, et la vraie vie des locataires. Il faut attendre l’arrivée de sa sœur pour se rendre compte au travers de leur dispute et chamaillerie, des relations tendues entre lui et sa femme. Et de leur véritable relation. Le metteur en scène, qui n’en est pas à son coup d’essai, "Il était une fois en Anatolie", "les climats", "les trois singes"... reste fidèle à cette atmosphère de roman réaliste. 
          Ce que je trouve formidable, c’est qu’il ait choisi de nous montrer son histoire au travers d’un homme qui vit sa vie comme beaucoup d'Européens modernes d'aujourd’hui. Un philosophe, un homme instruit, qui travaille sur son ordinateur, rappelant qu’il est non-croyant dans un pays, qu’on oublie souvent de rappeler, qui est laïque comme la France (ce sont les deux seul pays en Europe) : il est donc très simple de s'y identifier. On s’amuse des références des dictons et même de la remarque sur l’importance nationale de l’acteur Omar Sharif que l’on ne voit qu'en photo pour le tornage du film "Monsieur Ibrahim et les Fleurs du Coran".     
           Seul bémol, même si on ne remarque pas tellement le temps passer : Le film dure tout de même trois heures et quart, et reste très académique.