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Destins pour Tino Rossi !

En 1946 Richard Pottier le grand réalisateur des comédies musicales (les violettes impériales) réalise un film avec l'acteur Tino Rossi qui joue un double rôle.
L'histoire d'un chanteur qui triomphe de succès tandis que son frère jumeau en profite pour lui faire du chantage.
Si le film et un peu oublier avec le temps il n'en reste pas moins célèbre pour l'une de ses chansons. Dans ce film Tino Rossi chanté pour la première fois son plus grand triomphe "petit papa Noël" chanson qui reste le plus grand succès planétaire de tous les temps.
À ce moment-là Tino et encore important au cinéma lui qui a connu un immense succès avec le film "Marinella" en 1936 il reste le roi de la Comédie musicale en France, Luis Marianno se fera remarquer que deux ans plus tard dans le film "Fandango".
On remarquera surtout la superbe esthétique de la scène musicale de la chanson "petit papa Noël" avec ces santons de Provence.
Sa partenaire du film Micheline Francey vedette de radio et aussi connu pour son rôle du film le "corbeau" d'Henri-Georges Clouzot.
Le réalisateur prouve ici son génie de la mise en scène à travers ce décor de théâtre. Finalement en avance sur son temps sur les nombreuses productions hollywoodiennes autour des films de Noël



3 films maudits !!!


Un vendredi 13 encore, ben oui, voici donc 3 films qui n'ont pas eu de chance !!!

1 - "L'homme qui voulait tuer Don Quichotte" de Terry Gilliam, l'énorme projet colossal du réalisateur des Monthy Python ne verra finalement jamais le jour. Le film devait réunir Jean Rochefort, Johnny Deep et Vanessa Paradis ; eh oui, un rêve qui malheureusement va tourner au fiasco. Tempête sur les décors, accident des acteurs, bref toutes les malédictions connues d'un bon tournage. De ce film, seul le macking of intitulé "Lost in la mancha" a survécu, laissant une trace mythique du tournage.

2 - "L'enfer" d'Henri Georges Clouzot, un film qui devait révolutionner le cinéma. C'est ce que voulait le réalisateur des "Diaboliques" et du "Corbeau", malheureusement rien ne se passa comme prévu. Des sommes énormes furent englouties dans le tournage de ce film que l'on dit tout de suite maudit.
Au final, le réalisateur fit un malaise cardiaque laissant sont œuvre inachevée. Longtemps on croyait les bobines du film perdues. Mais, en 2009, un sublime reportage de Serge Bromber permit enfin de découvrir les images que l'on croyait perdues du tournage.

3 - "Cléopâtre", le film maudit d'Hollywood. Le film le plus cher de toute l'histoire du cinéma ne fut au final jamais remboursé. Un film de 5 heures dont les conditions de tournage dépassent l'imagination, le tournage prévu tout simplement en Italie est impossible, de plus Elizabeth Taylor réclame d'être payée 1 million de dollars, un record.  Du coup le film se tourne en Angleterre, difficile de faire croire aux chaleurs de l’Égypte, le climat rend le tournage du film difficile, bref il pleut tous les jours. L'actrice Taylor tombe malade, le réalisateur aussi, il est remplacé, il faudra attendre encore 2 ans pour que le tournage soit enfin fini, et ruine complètement les studios de la Fox.
Le film inspirera forcément une célèbre bande dessinée, "Astérix et Cléopâtre" où sur la couverture d'origine les auteurs ont noté qu'il leur avait fallut 14 litres d'encre de chine, 30 pinceaux, 62 crayons à mine grasse, 1 crayon à mine dure, 27 gommes à effacer, 38 kilos de papier.... Bref Alain Chabat s'en resservira pour l'adaptation cinématographique, lançant partout qu'il s’agissait de la plus grosse production française, et enfin n'oublions pas Jean Yanne qui parodie l'entrée des chars de Cléopâtre dans sont fabuleux "Deux heure moins le quart avant Jésus Christ".

Attention, si vous ne partagez pas cet article au moins à 5 personnes, vous vous ferez mordre par un chien fou, arracher deux molaires, et un bus vous écrasera.

  

Henri-Georges Clouzot VS Alfred Hitchcock : Le duel diabolique !


"D'après une scène du film "Le crime était presque parfait" d'Alfred Hitchcock


Les deux maîtres du suspense de l'époque, avec Fritz Lang ("M le maudit", "Le secret derrière la porte"...), l'un Français, Henri-Georges Clouzot, l'autre Britannique, Alfred Hitchcock, ont tous deux crée les plus grand succès des films d'épouvante de leur époque. Les deux ont une approche psychologique très poussée de leurs personnages, et Clouzot se voulait très noir, ne laissant aucune chance à ses héros de s'en sortir, ce qui influença fortement Hitchcock, peut-être à un moment donné, où il était piégé par la censsure et le happy-end américain.
Henri-Georges Clouzot fort de ses précédents succès :
L'assassin habite au 21 (1942)
 Le corbeau (1943)
Quai des Orfèvres (1947)
Manon (1949)
Le salaire de la peur (1953), avec Yves Montand connut un succès international.
Commercial mais aussi critique au point qu'il reçut la palme d'or.

Le metteur en scène veut alors adapter un film sur le roman "Celle qui n'était plus", du duo Boileau-Narcejac, sans savoir que Hitchcock aussi est intéressé. Mais les droits sont déjà pour Clouzot : Le film sort et connait un succès immédiat : C'est l'histoire des "Diaboliques".
 Les critiques reprocheront seulement à Clouzot d'avoir donné le rôle principal à Vera Clouzot, uniquement parce qu’elle était sa femme. Elle ne tournera d’ailleurs que trois films, et uniquement ceux de son mari, qui en son honneur baptisera sa maison de production Vera. On dit Vera Clouzot fragilisée; elle refusera après de continuer à jouer dans les films de son mari, et sera scénariste sur le film "La vérité" avant de mourir d'une attaque cardiaque à seulement 47 ans. Mais il est vrai que l’immense talent de Simonne Signoret dans ce film donne des frissons.
Ont peut remarquer deux chose amusante dans ce film : un jeune débutant dans un second rôle étonnant, un certain Michel Serrault, et un jeune gamin du pensionnat qui se fait appeler aujourd'hui Johnny Hallyday.


Hitchcock, bouleversé par le film, commande à Boileau et Narcejac un nouveau scénario dans la même veine. Mais il veut un film, cette fois, haut en couleur, avec un casting de rêve. Ce sera "Sueurs Froides" (ou "Vertigo") en 1958. Même si de nos jour le film est devenu un classique, à l'époque de sa sortie, c'est un immense échec public et critique. Hitchcock aura du mal à s'en remettre. Il parle d'un tournage difficile, du fait qu'il n'a pas pu avoir l'actrice qu'il aurait voulut pour ce film. Effectivement le rôle joué par Kim Novack aurait du être tenu par Vera Miles, mais elle tomba enceinte peu de temps avant le tournage, et fut rapidement hospitalisée.


Alors que Henri-Georges Clouzot change de registre et remporte les éloges du festival de Cannes pour son reportage intitulé "Le mystère Picasso", Hitchcock sort "La mort aux trousses" en 1959, mais il a toujours du mal à retrouver son public.
En 1960 Clouzot sort le film "La vérité" avec Brigitte Bardot :

Le film révéle le talent de tragédienne de BB, le montage du film est exceptionnel.
D'une grande beauté, le film séduit le public rapidement.

Mais, Hitchcock, qui a plus d'un tour dans son sac, tient à rester le maître du suspense, et tient à un revirement de situation par un film unique, une sorte de vengeance personnelle :  Vengeance sur les critiques  et la censure ? Bref le maître tourmente son public et lui offre son film le plus effrayant, l'icône du film à frissons:
En 1960 sort  "Psychose"
La bande annonce est un vrai régal, un film à part entière avec beaucoup d'humour comme toujours chez le maître :

 Avec ce film, dont le dénoument et la maniere de cacher le scénario ressemble aux Diaboliques, Hitchcock crée son chef d'oeuvre et garde déffinitivement le titre de maître du suspence !
Hitchcock réutillisera plus d'une fois ces principes pour son film "Les oiseaux" en 1963, mais il disait être mal à l'aise.
Quand à Clouzot, il veut tourner sont premier film en couleur : une oeuvre révolutionnaire avec des effets spéciaux encore jamais vu ! L’apothéose artistique du film d'épouvante, le film "L'enfer" n'aura jamais lieu, il restera inachevé et aura coûté une fortune et des tonnes de bobines existent encore dans des caves : Elles sont ressorties pour un reportage sublime :


Hitchcock et Clouzot, deux hommes aux caractères complétement opposés, nourris par la même passion de l'art et du suspense, l'un ayant eu les critiques et les éloges de son vivant, l'autre post-mortem. On peut dire qu'aujourd'hui encore, leurs films font trembler de peur de nombreux cinéphiles imprudent qui tombent dessus.