La famille Pradal sont des amis Ardéchois de longue date, aussi je leur prie d'accepter toutes mes plus sincères condoléances. Le réalisateur Manuel Pradal nous a quitté, laissant derrière lui une riche carrière de films avec de nombreux comédiens internationaux tous aussi prestigieux les uns que les autres, Harvey Keitel, Andie Macdowell, Emmanuelle Béart, Jean Reno, Gérard Jugnot.... Nous nous étions rencontrés à Lyon il y a environ deux ans lors d'une conférence. Juste avant l'ouverture du festival de Cannes, Ciné Mielloux tenait à rendre hommage au cinéaste !!! Un homme très sympathique avec qui j'avais pu passer un très bon moment. Article du monde
Qui n'a jamais chanté les parapluies de Cherbourg sous la douche ? Hein ?
"Ah bon, pas vous ? ah bon !!! "
MICHEL LEGRAND
Le compositeur mondialement connu, particulièrement pour ses compositions des films de Jacques Demy "Les parapluies de Cherbourg", "Les demoiselles de Rochefort", "Peau d’âne", et qui est entre autre lauréat de trois Oscar, tiendra une master class à l'Institut Lumière. Heureux seront les très rares privilégiés à avoir réussi à obtenir leur place à temps. Retour donc sur ce compositeur qui à ému et fait pleurer tant de spectateurs à travers le mondes. De quoi plaire aux fabricants de mouchoir.
Mais Michel Legrand, c'est aussi la bande son d'un dessin animé Franco-Belge : Crée par les studios Belvision puis tombé dans l'oubli, finalement ce dessin animée sortie en dvd et redécouvert a permis aux petits et grands de redécouvrir la meilleure adaptation faite de l'univers de Peyo :
Avant tout compositeur de la nouvelles vague pour Agnès Varda et Jean Luc Godard. Jacques Demy lui propose un opéra qui va révolutionner l'idée de la comédie musicale au cinéma. En effet le film sera entièrement chanté. Un film tragique, à chaque fin de couplet il était écrit sur la partition : ici 1er mouchoir, puis second mouchoir... Le film fut d'abord montré à l'Elysée, qui fut pris d'un fou rire, rassurant de savoir que nos élus rient de voir un jeune couple se faire séparer à cause de la guerre. Heureusement le festival de Cannes va voir le film autrement puisque le film gagne alors la palme d'or.
Notez que même Disneyland Paris, dans sa partie studio, a rendu un hommage au film en reconstruisant le décor de la boutique du film avec, accroché, un parapluie, et bien sur vous vous faites arroser !
La chanson de Maxence.
Le film est un hommage complet à la comédie chantée, avec l'apparition en prime de Gene Kelly.
(Petite note: Contrairement au Hollywood d'aujourd'hui, les films de Truffaut comme de Jacques Demy et la nouvelle vague démontrent le malaise militaire. Pas étonnant que Truffaut défendra un certain Spielberg qui dénoncera les actions militaires américaines dans presque tous ses films.)
La magie de "Peau d’âne" tient à la fois des premiers opéras dessinés de Disney comme du poème de la "Belle et la Bête" de Jean Cocteau. Un film magique haut en couleur qui fait du bien !
Nominé aux Oscars pour les Parapluies, il rêvait d'une carrière à Hollywood; un rêve qui se réalisa.
Il a aussi composé la musique du James Bond "Jamais plus jamais" :
La chanson "Les moulin de mon cœur" lui permet de gagner son premier Oscar :
Je suis donc allé voir la trilogie "Retour vers le futur" au cinéma de Brignais, un vrai retour dans le temps !
(ci dessus un décor la DeLorean du film à l'entrée de la salle du cinéma)
La musique a un rôle essentiel, et donc voici l'ouverture par Alan Silvestry, compositeur attitré du metteur en scène Robert Zemeckis :
Petit mot sur Robert Zemeckis :
Souvent critiqué et nommé comme le petit protégé de Steven Spielberg - il sauf dire qui s'agit de la même bande de copains réalisateurs des années 70 et 80, à savoir entre autres Steven Spielbergs, Gorges Lucas, Francis Ford Coppola, Rober Zemeckis, Joe Dante...
Ses premiers films produits avec la fortune de Spielberg sont un echec. Mal à l'aise, il refuse de reproduire son prochain film de peur que tout le monde se moque d'eux et crie au copinage. Cependant, un producteur accepte de produire le film "A la pourssuite du diamant vert". Et le film est un immense succès commercial. Après ça, les deux copains remettent au gout du jour un vieux projet qui jusque là coutait bien trop cher : "Retour vers le futur", on le sait, fut lui aussi un succès phénoménal. Sa notoriété lui permet alors d'être le premiers metteur en scène à pouvoir mélanger les différents univers cartoonesque des divers studios concurrents de Hollywood dans un même film : ce sera "Qui veut la peau de Roger Rabbits ?" dont l'animation est dirigée par Richard Williams, qui devient alors l'un des animateurs les plus respectés à travers le monde. Le côté cartoonesque, il le récupérera dans la comédie noire "La mort vous va si bien", film mal reçu, qui eu du mal à trouver son public. Pourtant très proche de l'univers Burtonien à qui l'on peut reprocher d'avoir piqué pas mal de scènes pour son film "Darck Shadows". Les critiques ne sont toujours pas très tendre avec ce jeune réalisateur certes commercial, mais comme Lucas, indépendant de Hollywood et maître de ses réalisations. Il faudra attendre la sortie du film "Forrest Gump" pour un revirement de situation. C'est son plus grand succès à l'heure d'aujourd'hui. Puis il réalise divers films de genre comme "Contact" avec Jodie Foster, "Apparence" avec Harrisson Ford, un film en hommage à Hitchcock; en effet certains plans sont très Hitchcockien. "Seul au monde", et en 2014, "Flight". Avant de se consacrer davantage à sa passion pour l'animation avec "le Pôle express" ou "le drôle de noel de mister Scrooge".
Contrairement à Steven Spielberg qui a refusé de tourner la suite des "Dents de la mer", Zemeckis répond à la question de Miche Ciment dans son livre "Une renaissance américaine, entretiens avec 30 cinéastes" :
"Qu'est ce qui vous a fait accepter de diriger les deux suites de "Retour vers le futur", alors que votre réussite commerciale vous permettait de choisir des projets différents ? Pensez-vous que le succès puisse être un piège ? :
Je sais que dans certains cas cela peut être terrible. On me propose déjà une suite de Forrest Gump! Voilà ce qui s'est passé. On fait face à une réalité. Le studio vous annonce qu'ils vont tourner une suite avec ou sans vous. Bien que j'eusse écrit le scénario, je n'en avais pas la propriété et j'avais ainsi la possibilité, en dirigeant moi-même, de contrôler cette suite. Je me suis assis à mon bureau, j'ai réfléchi aux potentialités de sujet qui m'ont vraiment fasciné. J'avais une occasion qui ne se représenterait peut-être plus dans ma vie, de tourner un nouveau film sur les voyages dans le temps et les paradoxes temporels, qui ferait retour sur le premier d'un autre point de vue. Cette idée m'a soudain excité et je me suis dit que le studio ne comprendrait peut-être pas ce que je voulais faire, mais que je le tenterai. Mieux encore, je leur ai dit que ce n'était pas une suite que je voulais réaliser, mais deux !"
Entretient avec Robert Zemeckis à Venise le 2 septembre 1994 par Michel Ciment dans son livre "Une renaissance Américaine entretiens avec 30 cinéastes" chez nouveau monde édition.
La Bande Annonce montre le film et son caractère commercial, la bande annonce originale certes est cependant entièrement conçue comme un slogan publicitaire. De plus on remarquera la marque des chaussures que je ne citerai pas, un sponsor qu'on ne rate pas.
ROCK AND ROLL
Comment ? On ne peut pas parler d'un film des années 80 sans parler rock 'n' roll, tellement cette période le représente au cinéma. Sachez que le film a gagné l'oscar du meilleur montage sonore. Il est vrai que tout est extrêmement bien calculé, bruitage, musique classique avec incrustation de piste musicale pour l’ambiance selon l’époque ou se passe le film... Un vrai opéra ?
Pour les fans des années 80, attention j'ai retrouvé les clips d'origine des tubes écrits par le groupe rock The Huey lewis and the news "The power of love". C'était une des chansons les plus vendues au monde à sa sortie. Anecdote : le chanteur du groupe fait une apparition dans le premier film. Une apparition en autodérision, il apparait déguisé, c'est lui qui joue le rôle du maître du jury qui renvoie Mickael J. Fox juste après qu'il ait joué un morceau de sa propre musique !
Dans ce second clip le groupe s'amuse à refaire des scènes du film comme les "Dents de la mer"...
Un peu plus sur le film : le saviez vous ?
Au début, les acteurs auraient dû voyager dans un frigo à remonter le temps pour renforcer l’effet comique sans doute. Mais l'idée d'avoir un objet mobile et plus actuel s'est vite imposé.
L'influence de Tex Avery sur les films de Robert Zemeckis se remarque particulièrement dans "Qui veut la peau de Roger Rabbit ?"en 1988, sachant que film a été tourné entre l'épisode 1 et 2 de la trilogie "Retour vers le futur"!
Et dans cette scène toujours de "Qui veut la peau de Roger Rabbit" vous reconnaissez l'acteur ?
Un indice : la coupe de cheveux...
Il s’agit toujours de Christopher Llyod, le Doc, qui se transforme en méchant toon.
"Un côté Bugs Bunny ?"
"Quoi de neuf Doc' ?"
On ne change pas une recette qui marche, c'est l'idée éternelle du duo comique :
un clown blanc et un auguste.
Les idées folles de Tex Avery sont vraiment reprise dans les deux opus qui suivent, on le voit avec la maison et la voiture du futur, ainsi que le côté western avec le méchant Bad Wolf et les tirs au revolver.
Remarque : C'est Mickael J. Fox lui-même qui joue le rôle de ses enfants dans le film, y compris sa fille, ce qui donne une scène complètement hilarante.
On notera aussi un hommage à son ami de toujours Steven Spielberg avec une affiche 3D du film "Les dents de la mer" numéro 12.
Pour la deuxième partie du film qui se passe à nouveau dans les 60's sachez que toutes les scènes du film ont été rejouées et re-filmées donc, sauf celle ou l'ont voit apparaître le père de Marty, seul acteur à ne pas avoir voulu jouer dans cette suite :
À sa sortie, une fausse pub est sortie disant "Dans le futur, venez acheter nos skate-boards volants!"
Dommage en 2014 on les attend toujours !!!
Vous le reconnaissez l'acteur au centre ?
Il s'agit du jeune Elijah Wood désormais connu pour le film "le seigneur des anneaux"
La troisième partie est un hommage au côté comique des westerns spaghetti et surtout à Clint Eastwood.
Petit mot sur l'incroyable acteur qu'est Mickael J. Fox, qui à bien failli ne pas jouer dans le film et aurait était remplacé par Eric Stoltz qui avait commencé le tournage, puis fut viré au bout de cinq semaines pour un différent avec le metteur en scène qui jugeait sa composition trop sérieuse.
D’abord connu à la télévision aux USA, il se tourne peu à peu vers le cinéma particulièrement dans la comédie américaine potache "Le secret de mon succès" ou encore "Doc Hollywood". Il découvre alors qu'il est atteint de la très grave maladie de Parkinson à seulement 32 ans.
Ce qui ne l’empêcha pas de jouer dans le superbe film "Outrage" de Brian de Palma, un film poignant et engagé sur la guerre du Vietnam. Puis avec Rob Reiner, un second rôle dans le film "Le président et miss Wide". Il fait une apparition dans l'hilarant "Mars Attack" de Tim Burton, et tiendra pour la dernière fois un premier rôle dans le film "Fantôme contre fantôme" de Peter Jackson. Il jouera encore quelques temps pour la télévision, notamment en créant la série "Sin city". En effet, ça permet à l'acteur de se reposer plus facilement entre chaque scène, qui sont plus courtes, mais il devra y renoncer assez vite, la maladie prenant le dessus. Il continue à faire de très courtes apparitions et surtout à faire du doublage de film d'animation comme dans "Stuart little". Robert Zemeckis, dans une interview, a avoué que sa passion pour l'animation par capture, et surtout proche de la réalité, lui est venue quand il a su qu'il ne pourrait plus tourner avec son ami Mickael J. Fox; il s'est alors demandé "Et si on le recrée numériquement, pourrait-il faire la voix ?".
Pour les 25 ans de la franchise, Mickael J. Fox affronte sa terrible maladie pour revenir une dernière fois reprendre le rôle qui l'a rendu si célèbre.
Et pour finir, en 2014, L'équipe de Funny or die, avec l'aide de Christopher Llyod, ont crée une série de blagues pour vendre des hoverboards (skate volant).
"D'après une scène du film "Le crime était presque parfait" d'Alfred Hitchcock
Les deux maîtres du suspense de l'époque, avec Fritz Lang ("M le maudit", "Le secret derrière la porte"...), l'un Français, Henri-Georges Clouzot, l'autre Britannique, Alfred Hitchcock, ont tous deux crée les plus grand succès des films d'épouvante de leur époque. Les deux ont une approche psychologique très poussée de leurs personnages, et Clouzot se voulait très noir, ne laissant aucune chance à ses héros de s'en sortir, ce qui influença fortement Hitchcock, peut-être à un moment donné, où il était piégé par la censsure et le happy-end américain.
Henri-Georges Clouzot fort de ses précédents succès :
L'assassin habite au 21 (1942)
Le corbeau (1943)
Quai des Orfèvres (1947)
Manon (1949)
Le salaire de la peur (1953), avec Yves Montand connut un succès international.
Commercial mais aussi critique au point qu'il reçut la palme d'or.
Le metteur en scène veut alors adapter un film sur le roman "Celle qui n'était plus", du duo Boileau-Narcejac, sans savoir que Hitchcock aussi est intéressé. Mais les droits sont déjà pour Clouzot : Le film sort et connait un succès immédiat : C'est l'histoire des "Diaboliques".
Les critiques reprocheront seulement à Clouzot d'avoir donné le rôle principal à Vera Clouzot, uniquement parce qu’elle était sa femme. Elle ne tournera d’ailleurs que trois films, et uniquement ceux de son mari, qui en son honneur baptisera sa maison de production Vera. On dit Vera Clouzot fragilisée; elle refusera après de continuer à jouer dans les films de son mari, et sera scénariste sur le film "La vérité" avant de mourir d'une attaque cardiaque à seulement 47 ans. Mais il est vrai que l’immense talent de Simonne Signoret dans ce film donne des frissons.
Ont peut remarquer deux chose amusante dans ce film : un jeune débutant dans un second rôle étonnant, un certain Michel Serrault, et un jeune gamin du pensionnat qui se fait appeler aujourd'hui Johnny Hallyday.
Hitchcock, bouleversé par le film, commande à Boileau et Narcejac un nouveau scénario dans la même veine. Mais il veut un film, cette fois, haut en couleur, avec un casting de rêve. Ce sera "Sueurs Froides" (ou "Vertigo") en 1958. Même si de nos jour le film est devenu un classique, à l'époque de sa sortie, c'est un immense échec public et critique. Hitchcock aura du mal à s'en remettre. Il parle d'un tournage difficile, du fait qu'il n'a pas pu avoir l'actrice qu'il aurait voulut pour ce film. Effectivement le rôle joué par Kim Novack aurait du être tenu par Vera Miles, mais elle tomba enceinte peu de temps avant le tournage, et fut rapidement hospitalisée.
Alors que Henri-Georges Clouzot change de registre et remporte les éloges du festival de Cannes pour son reportage intitulé "Le mystère Picasso", Hitchcock sort "La mort aux trousses" en 1959, mais il a toujours du mal à retrouver son public.
En 1960 Clouzot sort le film "La vérité" avec Brigitte Bardot :
Le film révéle le talent de tragédienne de BB, le montage du film est exceptionnel.
D'une grande beauté, le film séduit le public rapidement.
Mais, Hitchcock, qui a plus d'un tour dans son sac, tient à rester le maître du suspense, et tient à un revirement de situation par un film unique, une sorte de vengeance personnelle : Vengeance sur les critiques et la censure ? Bref le maître tourmente son public et lui offre son film le plus effrayant, l'icône du film à frissons:
En 1960 sort "Psychose"
La bande annonce est un vrai régal, un film à part entière avec beaucoup d'humour comme toujours chez le maître :
Avec ce film, dont le dénoument et la maniere de cacher le scénario ressemble aux Diaboliques, Hitchcock crée son chef d'oeuvre et garde déffinitivement le titre de maître du suspence !
Hitchcock réutillisera plus d'une fois ces principes pour son film "Les oiseaux" en 1963, mais il disait être mal à l'aise.
Quand à Clouzot, il veut tourner sont premier film en couleur : une oeuvre révolutionnaire avec des effets spéciaux encore jamais vu ! L’apothéose artistique du film d'épouvante, le film "L'enfer" n'aura jamais lieu, il restera inachevé et aura coûté une fortune et des tonnes de bobines existent encore dans des caves : Elles sont ressorties pour un reportage sublime :
Hitchcock et Clouzot, deux hommes aux caractères complétement opposés, nourris par la même passion de l'art et du suspense, l'un ayant eu les critiques et les éloges de son vivant, l'autre post-mortem. On peut dire qu'aujourd'hui encore, leurs films font trembler de peur de nombreux cinéphiles imprudent qui tombent dessus.
Quand il annonce à sa famille qu'il
va vouloir faire comédien, sa tante lui aurait dit : « Tu ne peux pas
être acteur, tu n'es pas assez beau ».
Après quelques essais
au théâtre, c'est le tout jeune réalisateur Mike Nichols qui le prend
pour rôle principal de son second film, "Le lauréat".
Le film est un immense succès critique et commercial,
notamment sa scène avec Anne
Bancroft dans le rôle de Mrs Robinson est l'une des plus
connues du monde du cinéma.
C'est ainsi qu'il va, à ses débuts,
entrer dans le cercle des film d'auteur américain des années 70, avec le très
provoquant "Macadam Cowboy", film interdit aux moins de 18 ans à
sa sortie, film qui pourtant est plus considéré comme un drame
aujourd'hui. Ce film traite d'un homme ayant souffert dans sa jeunesse et trouvant
réconfort en décidant de faire gigolo, Dustin Hoffman, lui, joue
le rôle d'un immigrée italien à New York, souffrant de
paralysie et rêvant d'aller vivre en Floride. Un rôle totalement différent du Lauréat... au début du film
antipathique, sale... avant qu'on ne s'attache à la souffrance
du personnage.
Une fois de plus la bande son du film est restée culte.
Il joue ensuite dans le film "Les chiens de paille" en Angleterre, film considéré comme l'un des films les plus violents des années 70 avec en autres "Orange mécanique" de Kubrick et "Délivrance" de Boorman.
Le film crée la controverse et certains critiques trouvent que la violence du film est trop mal employée.
Il joue ensuite dans deux grandes fresques historiques hautes en couleur qui ont eu un très grand succès public, à commencer par "Little big man" et "Papillon".
Dans l'adaptation des célèbres aventures de l'Ardéchois Henri Charrière qui s'est évadé du bagne, interprété par Steve McQueen alors que le rôle aurait dû être confié à Jean-Paul Belmondo, et que le film aurait dû être tourné par un certain Polanski, Dustin Hoffman y joue, lui, le rôle d'un ami fidèle prêt à tout pour survivre dans cet enfer.
En 1976, il rejoint Robert Redford pour jouer l'histoire vraie des deux reporteurs Américains qui ont dénoncé l'affaire du Watergate et poussé le président Nixon à démissionner. Des scènes auraient dû être tournées dirrectement sur les vrais lieux de la salle de presse du Washington Post, mais les employés n'arrivaient pas à rester naturels pendant le tournage. Du coup il fallut reconstruire à l'identique les bureaux en studio pour une somme faramineuse, ce qui augmenta considérablement le budget du film.
En 1979, il reçoit son premier Oscar pour le film "Kramer contre Kramer". Le film joue contre tous les clichés : c'est une mère dépressive jouée par Meryl Streep, qui aura l'Oscar du meilleur second rôle pour ce film, qui quitte son mari et abandonne son fils pendant 15 mois pour venir ensuite le réclamer à son père sous forme d'un procès. Film dur, tragique, qui va inspirer le Français Balavoine pour écrire sa chanson "Mon fils ma bataille". Le film est un énorme succès avec 4 millions d'entrées rien qu'en France.
Dustin Hoffman y apparaît vieilli, maigre, dépressif, avec une rage pour l'amour de son fils.
Après tout cet éloge public et critique, l'acteur se fait rare et ne sort que quelques films dans les années 80 et pourtant quels films ! à commencer par le célébre "Tootsie" en 1982 de Sydney Pollack. On le voit aux côtés d'un autre comédien dont la carrière est en plein boum, l'incroyable Bill Murray. Le film, à la foi à mourir de rire, est aussi un moyen de parler de sujet délicats; racisme, féminisme...
Puis il remporte un second Oscar pour le film "Rain man" en 1988.
Pour son rôle d'un homme atteint d'autisme, frère de Tom Cruise qui va profiter de ses capacités mentales du syndrome du savant pour tricher dans les casinos. Le film est un grand succès, à nouveau Dustin Hoffman est porté en éloge. Il faut dire que l'acteur, sorti de l'école de l'Actor studio, s'est beaucoup investi pour ce film.
Dans les années 90, il fait plus de film, mais peut-être dans un registre plus commercial. Notamment avec le film tout public "Hook" de Steeven Spilberg. Méconnaissable dans le rôle du méchant capitaine Crochet. A noter que pour une fois, il paraît plus grand que les autres comédiens dans ce film, une superbe tricherie quand on sait que l'acteur n'est pas bien grand. Le film est loin d’être naïf et porte à l'écran des réflexions au syndrome de Peter Pan, au malaise autant de l'adulte que de l'enfant dans notre société. Un casting de rêve, avec les très regrettés Robin Williams et Bob Hoskins. Mais aussi avec Julia Roberts, Maggie Smith...,
Pour un méchant qui veut sa revanche.
Il joue dans le film catastrophe du réalisateur Allemand Wolfgan Perterssen "Alerte".
Puis avec le réalisateur franco-grec Costa Gravas dans le film "Mad City". Il rejoint ensuite la méga production du film fantastique qui porte à l'écran un célébrébest seller de Michael Crichton, "Sphere".
Un huit clos épatant au casting
incroyable, Sharron Stone, Samuel L Jackson, Peter Coyotte... l'action du film
se déroule vingt mille lieux sous les mers avec l'apparition
d'un vaisseau extraterrestre. Attention méfiez vous de vos peurs et de vos
phobies, le film, réalisé dans la veine des films d’épouvante américain
des années 90 n'en est que plus réjouissant. Original, bien joué,
ce film cependant n'aura pas le succès attendu. Il faut dire que la
même année sort un film des plus original, dont rien que le titre va lui faire
de l'ombre. Ce film vous le connaissez sûrement, c'est "Cube". Cube vs
Sphère ! Cube sera donc un énorme succès alors que le film traite presque
du même sujet, sauf que l'un parle de logique et l'autre de nos émotions
abstraites. Si vous êtes claustrophobe (moi oui) vous aurez donc du mal à
retenir votre respiration lors de
la longue scène de traversée du film sphère à la
fois interminable, certes, mais délicieusement porté à l'écran.
Il jouera un rôle dans le film français de Luc Besson, "Jeanne D'arc"... eh si, si si ! c'est pas une blague.
Avant de se refaire rare à nouveau, il joue beaucoup plus de seconds rôles dans des film comme dans le superbe film "Neverland", où il reprend le personnage du capitaine Crochet, mais de manière réaliste derrière les traits d'un directeur de théâtre. Dans la comédie "Mon beau père, mes parents et moi" plus loufoque que jamais. Puis il tient un rôle remarquable dans le film "Le parfum"...
Il joue ensuite le premier rôle du film "Le merveilleux magasin de Mr Magorium" aux côtés de Natalie Portman. Un film plein de joie. Le côté magique sert à exprimer le malaise et la force de nos sentiments, sans jamais dénaturer la poésie de la chose Ce film grand public est un conte merveilleux qui se savoure et fait du bien au moral.
En 2012, il a décidé de se lancer dans la réalisation avec son premier film " Quartet", un film avec Maggie Smith sur la nostalgie et les amours anciennes des chanteurs d'opéra en maison de retraite spécialisée.
Actuellement, Dustin Hoffman tourne au Canada dans le film "Boychoir" du réalisateur François Girard (Le violon rouge). Il y interprète le rôle d'un chef de chœur exigent et froid. On y apprend même ici (clic) qu'il joue du piano !