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LOUIS JOUVET

Le grand professeur du conservatoire, immense acteur de théâtre, reste une légende. Il n'aimait pas tourner au cinéma, pourtant ses films ont eu un succès populaire immense, et restent pour la plupart de très grands classiques, souvent aux dialogues mordants.

Il démarre en jouant des adaptations de pièces de théâtre, si la pièce de Pagnol "Topaze" au cinéma ne réussit pas à plaire au public, en revanche son docteur "knock" conquit le public, il y aura deux films : un en 1932 et un en 1951.

Il enchaîne des seconds rôles comme avec le film "La kermesse héroïque", "Un carnet de bal"..
Et c'est surtout dans le mordant "Drôle de drame" en 1937 avec comme partenaire Michel Simon qu'on le retrouve dans une comédie trop en avance sur son temps. Il faudra attendre quelques années pour que ce film soit apprécié à sa juste valeur. Jouvet et Michel Simon se sont détestés tout le long de ce tournage mais retourneront ensemble pour notre plus grand plaisir dans "La fin du jours" de Julien Duviver.

Marcel Carné le reprend dans "Hotel du nord" en 1938, film qui à conquit immédiatement le public. Dialogues ô combien superbes signés Jacques Prévert, au mieux de sa forme.
Des décors incroyables crées par Alexandre Trauner, tout l’hôtel et le canal furent reconstruit en studio; un travail de titan dont malheureusement il ne reste plus une trace aujourd'hui.

On attendait sont film avec Max Ophuls "l'école des femmes" film qui restera inachevé.
Il tournera encore quelques films comme "Sérénade", Et surtout tournera l'un de ses plus grands succès avec Henri Georges Clouzot dans le sublime film noir "Quais des Orfèvres" dans le rôle d'un inspecteur angoissant.



Barnabé Fernandel

Barnabé Barnabé B.A.R.NA et B !!!


En 1938, Fernandel est le comique Français le plus populaire au monde, il attire les foules dans les cinémas et ses chansons sont chantées un peu partout. On a du mal à le prendre au sérieux dans ce film où il nous fait mourir de rire. Le film, comme bien d'autres, inspirera un certain Bourvil. D’ailleurs le thème du film n'est pas sans rappeler celui "du cœur sur la main". Ici le réalisateur Alexander Esway réalise une vraie comédie musicale humoristique qui ne comporte pas moins de 6 chansons.
De ce film suivra "Raphael le tatoué" et "Ernest le rebelle".
On retrouve ici l’insouciance nostalgique du cinéma d'avant guerre, autour d'un film très théâtral et séduisant.
Les chansons sont restées célèbres, et la comédie Française d’aujourd’hui semble s'en inspirer sans réussir !

Scène d'anthologie qui prouve tout le génie de l'acteur; notez l’apparition tout en douceur, sortie de l'ombre, où seule la guitare semble faire avancer ses pas !

Raphael le tatoué !!!

Juste avant la Seconde Guerre, Christian-Jaque retrouve Fernandel avec qui il a déjà fait les films "François 1er" et "Ernest le Rebelle" entre autres. 
Il lui fait faire l'une de ses comédies musicales les plus célèbres ;
la chanson titre aura un succès phénoménal et aujourd'hui encore "Je suis un dur un vrai un Tatoué" fait rire les nouvelles générations !
Son double rôle, les grimaces et les mimiques que Fernandel utilise pour ce film sont vraiment fidèles à sa marque de fabrique et annoncent déjà le style qu'il utilisera après guerre pour Boniface, Don Camillo ou Ali Baba...